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Motivée, déterminée et sûre d'elle, elle s'empare de son papier, de son stylo et griffonne quelques mots. Gribouille, rature, efface, recommence. Elle balance son stylo violemment. Malgré ses nerfs d'acier et ses efforts soutenus, elle n'y parvient pas. Elle serre le poing. Enfin, reprenant son calme, elle prend une profonde inspiration et lentement, expire. Elle se lève gracieusement et se penche pour ramasser son stylo, retourne s'asseoir. Elle ne supporte plus cette pression qui l'assaille. La télécommande, posée sur le canapé la nargue. Terrible tentation. Mais un lourd refrain résonne dans sa tête, elle ne peut que l'entonner. Ces paroles ne font que redoubler sa motivation première et, brandissant son stylo, elle attaque sa proie. Inspirée, son arme danse sur le papier, sa main est hors de contrôle. Ainsi, toute la nuit, sa création naîtra et demain, à la première heure, une marche de son ascension apparaîtra.

# Posté le mardi 15 décembre 2009 12:54

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CROUSTIBAT, qui peut me battre ?


# Posté le dimanche 20 septembre 2009 11:30

Modifié le mardi 15 décembre 2009 12:35

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# Posté le samedi 05 septembre 2009 12:38

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Je suis insignifiant parmi cette horde d'hypocrites qui se poussent, se bousculent, s'écrasent. C'est incroyable ce que l'on peut remarquer chez les hommes lorsque l'on reste assis sur le trottoir à quémander ne serait-ce qu'une bouchée de pain nécessaire à la survie.
J'observe tous les jours cette femme austère qui passe devant mon vulgaire abri; sa fatuité me fascine. Ses enfants la suivent au pas et elle avance, déterminée tel un barracuda. Nul n'ose l'interrompre dans son élan nourri d'agressivité, les badauds s'écartent sur son passage. Son air narquois est souligné par un rictus malsain, le martèlement de ses hauts talons m'informe de son allure, je trésaille; son assurance est déstabilisante, elle met en avant sa supériorité en simulant une expression pédante qui n'aboutit qu'à une horrible grimace.
Elle s'est arrêtée nettement devant moi: son regard méprisant s'impose; elle crie, hurle, aboie, crache des paroles incompréhensibles. Sa grâce, malgré son impulsivité s'évanouit soudain. Elle fait part de son sentiment acerbe de dégoût à mon égard. Et, prenant des airs d'indifférence, tourne les talons avec nonchalance et se sauve aussi vite qu'elle m'est apparue, toujours suivie de son ignoble progéniture.

# Posté le jeudi 03 septembre 2009 12:24

Modifié le vendredi 18 septembre 2009 05:57